BIENNALE DU DESIGN : les mutations des toilettes

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Biennale du Design : Les mutations des toilettes

C’est parti pour Saint-Etienne !

En ma qualité de blogueuse toilettes (oui oui) je me suis donc rendue à la Cité du Design (toilettes déjà visitées ici et ) pour le lancement de la dixième édition : working promesse – les mutations du travail. Au cas où cela vous aurait échappé, j’ai donc mis l’événement à l’honneur avec du vert of course et la petite chanson qui va bien. Oui je sais je suis lyonnaise c’est péché, mais il se trouve que je suis composée d’un quart parisien, d’un quart marseillais, d’un (quatre) quart breton haha, et d’un quart stéphanois.

Bref assez de chit-chat comme diraient les Anglois. Je ne vais pas décortiquer le parcours traditionnel, d’autres le feront mieux que moi. Par contre, qui de mieux qualifié pour vous parler des mutations des toilettes ?

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Bon, je ne vais pas m’arrêter sur la première image que j’ai eue…

Ce serait dommage. D’autant qu’on m’avait vendu des super toilettes expérimentales que je n’ai point trouvé. Je mène ma petite enquête… Ah, et je ne vais pas non plus vous parler du design des toilettes (ben dis donc meuf t’es payée pour quoi? Alors écoute coco, 1 je suis pas payée je fais ce que je veux, et 2 meuh non t’inquiète basket, c’est prévu un article sur le design de l’Objet Toilette, mais plus tard. Ahhh ouf merci. Ben de rien). Donc comme entrée en matière, veuillez trouver ci-dessous la photo d’un panneau prise dès l’entrée, BAM les mutations du travail dans ta g*eul* de néophyte.

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Je sais pas pour vous mais je vous cache pas que j’ai pas tout compris.

On fait ce qu’on peut. Du coup je vous épargne les panneaux suivants (et puis si vous voulez les voir, vous prenez vos petites jambes, un train pour faire une jolie photo et vous allez vous-même à Sainté, hein). Donc en gros on rappelle au visiteur qu’il vit des temps obscurs de grande digitalisation. On ubérise à tout va, on numérise les contenus en veux-tu en voilà. Et c’est vrai que les toilettes aussi sont concernées par ce phénomène ; me viennent d’abord à l’esprit ces apps de location de toilettes de particuliers comme la truculente Air WnC :

Ah bah oui pour comprendre il faut parler italien, désolée les gars. Il ne vous aura quand même pas échappé que c’est une blague, réalisée par une agence de com pour faire du buzz. En revanche chez Air PnP, on y croit vraiment! Affaire à suivre.

Autre réflexion sur les mutations des toilettes 

J’ai pas fait la biennale en touriste t’as vu. Internet permet à des objets « intelligents » de voir le jour. J’ai mis des guillemets parce que parfois j’ai un petit doute sur la pertinence de l’objet connecté, comme par exemple celle du marque-page qui t’envoie un sms pour te rappeler à quelle page tu t’es arrêté. En l’occurrence, la domotique (ouuuhhh le mot savant) appliquée aux toilettes, c’est la possibilité de vous faire écouter une petite musique d’ambiance type Allez les verts pour vous mettre à l’aise, de mater le dernier épisode de Girls, de vous envoyer un sms quand il est temps de récurer la cuvette, de mémoriser vos préférences de température de siège ou du degré d’orientation du jet qui va vous nettoyer les fesses. Et puis pourquoi pas, détecter votre température… prendre votre tension… détecter un éventuel problème physique… Ne riez pas, c’est déjà sur le marché. Et avec ceci ? Comme d’habitude ma brave dame, la sempiternelle possibilité fatalité que vos données soient récupérées.

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Ô joie, ô trépignation, que vois-je soudainement ? Des toilettes exposées!

Fausse alerte, c’est une quasi-pub pour un chauffe-eau. M*rd*.

Les working promesses des toilettes, c’est aussi la chance de pouvoir y poursuivre son travail.

Pourquoi s’arrêter quelques minutes quand on peut allier productivité et obligations de la nature ? Rappelons juste au passage ce que tout bon workaholic doit savoir : à moins que vous laviez en même temps que vos mains votre téléphone ou votre ordinateur, les apporter aux petits coins, c’est sacrément dégueu. Et puis, les bonnes idées, on les trouve quand on lâche… prise. Je pourrai illustrer mon propos par Archimède et son fameux Eurêka mais c’est assez bateau. Je préfère citer ma voisine qui s’est écriée, illuminée, sortant de sa sieste : « le sommeil c’est la vie ! ». Pour aller plus loin consulter cet excellent article sur la nécessité de l’oisiveté.

Finalement, pour redonner ses lettres de noblesses à notre paresse, fléau de ce monde, rien ne vaut une bonne vieille pause toilettes. Si vous êtes assis au bon endroit comme par exemple sur des toilettes sèches, sans rien faire vous travaillez aussi : vous produisez des matières premières, qui sont récupérées, traitées et PAF! ça fait des Chocapics de l’engrais. C’est ça, les mutations du travail !

En conclusion… Quelque part entre l’incroyable centre Deux (spéciale cacedédi), la pharmacie du Pilat et l’Ecole Nationale Supérieure de Sécurité Sociale (je me suis un peu perdue), il m’est apparu que décidément, il serait temps d’en finir avec le Saint-Etienne bashing.

Mais bon, je ne suis pas vraiment journaliste.

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