Mais en fait les pisseuses c’est quoi ?

Pour finir cette semaine en beauté, j’ai le plaisir de vous annoncer la création d’une nouvelle rubrique chez les Pisseuses : l’expo ! Vous trouverez ici les articles relatifs aux toilettes, pratiques et objets associés dans l’art, dans l’histoire et dans l’histoire de l’art. En guise de vernissage, j’ai choisi de publier le post d’un invité de marque, Monsieur François Jammet. François collectionne les objets historiques ou artistiques liés aux toilettes et nous fait l’honneur de nous en présenter quelques-uns. Pour son premier article, j’ai posé la question qui est sur toutes les lèvres :

Dis François, mais en fait les pisseuses c’est quoi ?

figurines-pisseuses (c) François Jammet

L’origine de ces petites figurines est incertaine.

Toutefois, il est vraisemblable que leur fabrication fut inspirée par les fontaines érigées en Occident et dites « fontaines ubérales ». Déjà chez les Grecs, la Déesse d’Éphèse, image de la Mère Nourricière de tous les êtres humains, répandait du lait par ses nombreuses mamelles. Dans les chroniques de Jean de Troyes sous Louis XI, il est fait mention de trois jeunes sirènes versant de l’eau par les orifices naturels. Ces fontaines montraient souvent des femmes, des sirènes ou des nymphes faisant jaillir de l’eau par leurs seins. Celles-ci étant soit seules, soit en groupe debout ou allongées. Au XVIIIème siècle, ces fontaines étaient souvent installées à titre de décoration temporaire. Ainsi, à la Révolution Française, la fontaine de la Régénération conçue par David projetait du lait !

De nos jours, il subsiste la célèbre « Fontaine de la Vertu » à Nuremberg, réalisée, elle, au XVIème siècle. Pour ce qui concerne les petites pisseuses contemporaines, celles-ci connurent une grande vogue au début du XXème siècle et tout particulièrement en Allemagne. De nombreux modèles furent réalisés soit dans un but décoratif (objets de vitrine en biscuit ou en porcelaine), soit comme flacons de parfum. On versait ce dernier par un orifice situe sur la tête de ces petites pisseuses et au moyen d’une petite poire en caoutchouc, on pouvait aussi le vaporiser soit par les seins soit par les parties intimes ! Ces petites figurines licencieuses étaient, paraît-il, offertes aux clients de certaines maisons closes…

Merci François ! Retrouvez son incroyable collection ici et .

 

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